DIALYSES POUR RADJAH NOTRE GOLDEN RETRIEVER DE 1 AN..


Je m’appelle Radjah, je suis une golden retriever et je viens tout juste d’avoir un an le 15 janvier.
J’ai cru ne pas y arriver...il y a tout juste deux mois, j’ai connu une insuffisance rénale sévère, mon premier vétérinaire voulait composter mon billet en aller simple au grand chenil du ciel.

Ce ne fus pas simple et je reviens de loin. Jai connu des tubes dans ma truffe, des cathéters dans le cou, dans ma vessie, des aiguilles de perfusion dans mes pattes, j’étais un vrai un hot dog piqué de partout pendant plusieurs semaines.

Mais je vais vous expliquer dans l’ordre.Mon papa d'adoption travaille et démarre dans le vin et pour mon premier millésime avec lui, je l’ai accompagné tous les jours à la vigne pendant qu’il ramassait du raisin en septembre dernier. J’adorais ça, je courrais partout dans les vignes, je jouais avec ma maman golden qui m’accompagnait et surtout je me régalais d’engloutir tous les raisins que je pouvais trouver. Même si mon humain me grondait et essayait de m’en empêcher, il n’avait pas toujours la possibilité d’avoir l’œil sur moi, hihi ! Plus de sucre juteux pour moi ! Comment quelque chose de si bon peut être mauvais pour ma santé. C’est incroyable, il dit vraiment n’importe quoi !! Je reconnais que mon défaut est la gourmandise, je dirais même plus la gloutonnerie, on me le dit souvent, mais apparemment ce n’est pas totalement de ma faute, il dit que c’est parce que je suis une golden, ce petit péché mignon est propre à ma race et un gros point en commun avec mon papa.

L’automne passe et puis un jour je vomis, encore et encore toute une après-midi et ensuite toute une nuit. Mes humains sont inquiets et se demandent pourquoi. Je me posais la question aussi.

Est-ce que ces sont tous les bouts de bois que j’adore ronger qui en sont la raison, ou est-ce que c’est la charogne de souris que j’ai croisée sur ma route en balade ? Je ne sais pas, mais je n’ai plus d’appétit. Mes humains essayent de me faire boire du charbon végétal, mais je ne peux plus rien avaler. J’essaie de dormir pour que ça passe mais dans la nuit je me vide de tout ce que j’ai, je n’ai plus que de la bile à évacuer. Au petit matin je boite, je marche comme un crabe et on m’amène voir un médecin qui annonce que ce sont mes reins qui sont touchés. On me garde pour effectuer une fluidothérapie qui pourrait soulager mon problème, mais c’est en vain. Le lendemain mes résultats sont pires que la veille.

J’apprends qu’une insuffisance rénale de cette gravité pour un animal comme moi est généralement sans issu. Le médecin propose de me garder encore une nuit supplémentaire sous perfusion mais sans véritable espoir pour une amélioration. On est samedi et ça voudrait dire que je serai seule jusqu’à lundi dans ce chenil. Tous les autres locataires sont rentrés chez eux, ils n’avaient que des petits bobos. Le docteur propose la solution d’un départ accompagné, comme je ne peux plus manger je vais petit à petit m’affamer, je sens mon sang s’empoissonner déjà, les filtres de mon corps ne travaillent plus, comme je ne peux plus uriner, l’excès de fluides se propage dans mes poumons, bientôt mon cœur connaitra un choc cardiaque.

Mais moi j'ai envie de vivre, je n'ai même pas fêté mon premier anniversaire !!Je veux rentrer à la maison !!Des que je m'en sens la force, je me me lève pour explorer les environs et faire des câlins.

Mes humains refusent cette issu fatale et me sortent de là pour m’amener aux urgences dans une plus grosse clinique.Il s’en suit une batterie de tests plus poussés mais qui finalement après une nuit passée là-bas, donnent le même pronostic mais avec une seule petite lueur d’espoir, la dialyse, c’est-à-dire l’utilisation d’une machine qui se substituerait à la fonction de mes reins pour les soulager. Pour nous les animaux c’est encore à titre expérimental, il n’existe que deux endroits en France qui la pratiquent, Paris et au-dessus de Lyon au centre hospitalier universitaire à Marcy-l'etoile.Les médecins disent que j'ai 50 % de chance de m'en sortir.

Sans hésiter, ils décident de partir ce dimanche après-midi pour la clinique à presque 7 heures de route aller-retour de la maison.

Une fois arrivée tous les trois, nous sommes fatigués mais plein d’espoirs .Finalement les médecins ici me donnent 20 % chance de m’en sortir...Je regarde ma maman et elle fond en sanglot.Je me sens lourde, mon ventre est si gros !! J’essaie de me lever pour leur faire un câlin, mais je glisse sur mes pattes arrière qui ne me tiennent plus.

Ils reçoivent le devis et semblent sonnés : 4780 EUROS !!

Je les vois très affairés et soucieux. Je reconnais bien leur visage quand ils ont des soucis. Ils discutent, ils sont au téléphone. Mes humains ils ont un grand cœur mais un petit porte-monnaie.

Ils semblent très gênés et soulagés en même temps, ils ont trouvé une personne pouvant avancer les frais durant quelques temps. La course à la vie a commencé.

Une ribambelle de jeunes infirmières arrivent et me prennent dans leur bras pour me transporter ailleurs. Je ne sens déjà plus l’odeur de mes humains. Tout est nouveau, les odeurs sont différentes, je ne reconnait personne. On me manipule dans tous les sens, ça fait mal mais je me laisse faire, je crois que l’on veut mon bien ici, les gentilles soigneuses prennent soin de moi.

Une semaine, puis presque une deuxième s’en est suivi d’examens et soins, je passe mes journées dans une cage, ça me rend triste, mais je suis trop fatiguée pour faire quoi que ce soit.

Je sais que mes humains prennent des nouvelles tous les matins, ils sont très inquiets.

Je ne dors pas beaucoup, on s’occupe beaucoup de moi mais peut-être un peu trop, j’ai envie de me reposer.

A fil des jours je me sens malgré tout un peu plus forte, je n’ai plus ce gros bidou qui m’alourdissait et je peux marcher doucement à nouveau dehors. Quel plaisir de pouvoir faire la fête à mes soigneurs et me hisser sur mes deux pattes arrières. J’arrive enfin à faire mes besoins et je dévore ma gamelle, ma gloutonnerie enfin retrouvée. Quel délice !!

Un jour on m’amène dans la petite salle dans laquelle j’étais arrivée au début, je sens une odeur familière qui me remplit d’amour. Et surprise mes humains sont là !!

Je les sens très émus et tellement heureux, c’est moi qui leur fais cet effet-là ?? Je suis aux anges, je bondis vers eux, folle de joie et démarre ma ronde des salutations en empoignant le sac de ma maman et en leur tournant autour.

Je retrouve ses genoux confortables et câlins délicieux de ma maman tout le trajet. Nous sommes enfin réunis. J’ai l’impression d’être dans une bulle de coton. Ça doit être l’effet de moment tant magique. Mais les jours qui suivent cela continue. Je n’entends aucun son.

Mon rein a tellement souffert que cela a atteint mon ouïe. Je suis contente lorsqu’ils utilisent cette grosse machine pour nettoyer le sol, je ne suis plus dérangée et peux rester tranquillement le canapé pendant qu’elle se faufile à côté de moi. Maintenant mes humains et moi, on apprend notre version de la langue des signes pour se comprendre.

Je peux à nouveau, batifoler avec les copains, dévorer tout sur mon passage et faire des collections de bâtons. Les analyses sont bonnes comme si de rien n’était !!Ça c’est de la santé de guerrière !! Mais je suis sourde comme un pot, je sais que cela inquiète mes humains quand ils me sortent, je sens qu’ils ont peur de me laisser courir et vaquer à mes occupations.

Maintenant, comme ils ont déjà demandé de l'aide une fois, c'est moi qui le fait pour eux.


Je suis tellement contente d’être en vie et d’avoir retrouvé ma famille. Je vous fais plein de léchouilles affectueuses et moi et mes humains vous remercions très fort. ♥️♥️




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Vous étes invité-e à contribuer avant le 24/08/2021 par Malika Petit
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